Τετάρτη 9 Νοεμβρίου 2011

L'holocauste d'Arkadi

Le Monastère d'Arkadi est l'un des symboles de la liberté de la Crète qui est le plus honoré. La défense de ce monastère-forteresse lors du soulèvement crétois de 1866 contre les Turcs est légendaire ; il reste encore dans les mémoires et constitue une source d'inspiration.

Vers la moitié du XIXème siècle, cela fait depuis plus de deux siècles que la Crête est sous la domination Ottomane car les Turcs occupent la Crête depuis le XVIIème siècle, en dépit de fréquents soulèvements sanglants menés par les rebelles crétois déterminés à gagner l'indépendance et l'union avec la Grèce. La révolution de 1866 arrive, à l'instigation d'un comité de 16 membres révolutionnaires. Le monastère d'Arkadi est devenu le siège des rebelles, en raison de sa position centrale sur l'île et de son emplacement stratégique au sommet d'une gorge rocheuse, à l’intérieur des terres.

Lorsque le Pacha turc de Réthymnon a appris que des rebelles crétois opéraient à partir du monastère, il envoya un ultimatum à l'Abbé Gabriel Marinakis: soit le comité révolutionnaire était explusé ou alors le monastère serait détruit.

Mais l'abbé Gabriel était lui-même acteur de la rebellion en tant que président du comité. Il a donc refusé la demande du pacha. Les rebelles ont commencé à aménager le monastère pour l'attaque prévue contre les turcs. A l'aube du 8 Novembre 1866, les défenseurs d’Arkadi se réveillent pour trouver le monastère entouré par 15 000 soldats turcs, armés de 30 canons. Les murs du monastère ont été défendus par seulement 259 hommes armés, dont 45 moines et 12 des 16 membres du comité révolutionnaire. Il y avait aussi près de 700 femmes et les enfants de villages voisins, cherchant refuge contre l'oppression Turque.

Les troupes turques ont pris d'assaut le monastère par vagues et nombre d'entre eux ont été fauchés par le feu nourri des défenseurs et de 7 maquisards qui s'étaient barricadés dans le moulin à vent, en dehors des murs. A la nuit tombée, lors du deuxième jour de la bataille, les cadavres turcs s'entassaient dans les champs autour du monastère. Les tireurs d'élite crétois étaient morts un par un. Mais l’entrée principale et les murs du lieu résistaient encore aux coups.

Dans l'obscurité de la première nuit, deux rebelles crétois ont été descendus avec une corde d'une fenêtre, habillés comme des Turcs, et ont glissé à travers les lignes des ennemis et ont été chercher des renforts dans les villages voisins.

Le deuxième jour de la bataille a débuté par un grand éclat, car les Turcs ont ouvert le feu avec leurs deux grands canons, qu’ils avaient amenés de Réthymnon pendant la nuit. L'abbé Gabriel a décidé de réunir les défenseurs dans la chapelle d'Arkadi pour recevoir les derniers sacrements. Il les a exhortés à mourir courageusement et défendre leur cause et ensuite monta sur les murs pour en faire de même.

A la fin de l’après-midi du deuxième jour, l'artillerie turque avait déjà pulvérisé les murs extérieurs. Les maquisards ont tué des centaines d’envahisseurs, mais la fin était clairement prévisible. Les munitions s'épuisaient et l’entrée principale était presque brisée. Comme l'obscurité tombait, les Turcs lancèrent un dernier assaut massif, en passant à travers la porte dans la cour intérieure, où les rebelles se sont battus contre eux, main à main.

En attendant, Giaboudakis s'apprêtait à réaliser son plan. Il a mené les femmes et les enfants dans la poudrière, où ils ont dit leurs prières. Comme la porte de la poudrière éclatait, Giaboudakis a mis le feu aux barils de poudre.

Une gigantesque explosion a tué tous les réfugiés et de nombreux soldats turcs. Lorsque la fumée s'est dissipée, 864 hommes, femmes et enfants crétois étaient morts ensemble avec un grand nombre de Turcs. Les soldats Turcs ont pris 114 prisonniers qu' ils ont immédiatement mis à mort. De tous les rebelles, 3 seulement ont réussi à s'échapper pour décrire plus tard ces événements tragiques.

Les nouvelles du sacrifice du monastère d'Arkadi, avec ses lourdes pertes de maquisards, femmes, enfants et des membres du clergé ont marqué l’opinion publique de l'Europe et ont suscité un vif soutien pour la cause des rebelles crétois. En 1898, après l’intervention des grandes puissances (Angleterre, France, Italie et Russie) pour expulser les forces turques, la Crète a gagné son indépendance et les Turcs se sont retirés de l'île.

En 1913, l'objectif de cette longue lutte a été atteint et la Crète était unie à la Grèce.

Yiannis Kotzianoglou

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